Une œuvre vidéo montre des poulets «brûlés vifs» : l’artiste répond à ses détracteurs

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Au MacLyon, une vidéo montre des poulets qui semblent brûler vifs… Métaphore de l’horreur, du terrorisme, de la guerre, de Palmyre au Bataclan.

«Comme le disait Hannah Arendt, “les seuls à croire au monde sont les artistes… ils parlent à travers leurs œuvres”… On m’accuse parfois d’être violent et sanguinaire car je montre et je dénonce cette violence qui est autour de nous, mais personne n’a eu le courage de voir mon travail de près ou d’écouter ma pensée.

J’ai pourtant réalisé une œuvre avec un babouin plaçant des lettres au mur Tutsis – Hutus pour dénoncer l’un des plus horribles génocides … j’ai filmé des chats qui lapent du lait… un porcelet tétant un sein… un chat noir descendant des escaliers… un autre mangeant un rat… j’ai réuni sept frères sangliers…

«Et pourtant ce sont mes pauvres frères qui souffrent et je suis là avec eux… Et pourtant je suis impuissant et muet comme eux… Ces animaux représentent notre douleur, notre nostalgie, notre souffrance …

«Je ne sais pas à quel moment s’est faite la séparation hommes – animaux… mais je suis impuissant face à ces élevages, aux produits pharmaceutiques, ou cosmétiques à base de baleine, à ces laboratoires qui font des expériences sur les animaux… ou bien ceux envoyés dans l’espace sans explication… et aujourd’hui je suis impuissant devant vous car vous êtes aveugles et ne regardez plus rien… Pourquoi?

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L’artiste Adel Abdessemed assure que les animaux apparaissant dans son œuvre « Printemps », présentée au MAC Lyon, n’ont pas été maltraités.

Le musée, surtout, insiste sur l’innocuité du gel inflammable utilisé pour réaliser la vidéo : « [Elle] a été réalisée au Maroc avec une équipe de techniciens créateurs d’effets spéciaux pour le cinéma, qui utilisent couramment ce produit pour créer des effets de flammes et d’incendie qui sont sans danger.

Adel Abdessemed l’a d’ailleurs auparavant utilisé sur lui-même pour son œuvre Je suis innocent qui le montre en flammes. »

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Il s’agit d’une vidéo de quelques secondes, repassée en boucle, qui montre des poulets vivants attachés par les pattes en train de brûler contre un mur de briques.

L’œuvre, filmée par un visiteur lyonnais et diffusée sur Twitter, a rapidement atteint plus de 300 000 vues, déclenchant au passage la foudre des internautes.

Il assure qu’il utilise un produit de cinéma, « qui n’occasionne pas de brûlure à la peau » pour cette œuvre, intitulée Printemps.

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