Que reproche-t-on à Médine ? Ce qui est déformé, ce qui est avéré

Par ailleurs, il est largement impliqué par ses opposants que Médine fait un appel au djihad, éludant ainsi l’autre partie du titre.

Le nom complet de l’album est en réalité : « Jihad : le plus grand combat est contre soi-même. »

Pour le reste, voici les paroles de cette chanson, que nous reproduisons ici dans leur intégralité :

Quelques milliards d’années pour un retour en arrière

Écrivain arriéré depuis que l’homme est sur terre

Il était une fois un morceau de chair

Qui pour conquérir le monde, petit homme parti en guerre

Par le meurtre de son frère, Qâbîl instaure le crime

Ce furent les premiers pas sur terre des criminels

Trahison fraternelle, une femme au centre des querelles

Et le règne de l’homme suivit son cours

Oubliant son Seigneur celui qui lui fit voir le jour

Accumulant les erreurs et les défaites

Espérant trouver son coin de paradis par les conquêtes

De son fourreau et commença à découper

Toutes les têtes qui se dressaient devant lui

Les mauvais comme les gentils, les colosses comme les petits

Une histoire sans équité obtient la rage à la naissance

Avertissement de la part des messagers

À qui on tourne le dos et qui nous laissent présager

Une guerre avant une autre et un mort après l’autre

Un empire, un continent et une rafle contre une autre

Et comme les responsables n’y sont qu’à moitié

Puis renaîtra de sa poussière de défunt

Un jugement qui se déroule sans injustice

Mais bien avant petit homme aura pris le temps

De combattre son frère et de verser le sang

D’instaurer un bordel pas possible en résumé

Le pouvoir ne fait que changer de prénom

Les méthodes restent les mêmes, de successions en successions

Le bourreau par la victime se voit acclamé

En espérant un jour regagner la terre promise

Mercenaire et légionnaire, soldat de plomb qui ne craint rien

Depuis le fond de nos entrailles à la guerre nous sommes initiés

Et si le monde d’aujourd’hui a changé

Qu’on nous explique les génocides et leur sens caché

Qu’on nous explique les conflits qui se prolongent

Le 21ème siècle est bien parti dans son allonge

Explique les bouteilles de gaz l’invention des chambres à gaz

Les furtifs hélicoptères qui coupent les ailes de Pégase

Le crime est dans nos têtes enfoui dans nos mémoires

Il suffit d’un rien pour que le monde replonge dans le noir

Croix de guerre, chemin de croix et croix de fer

Une marguerite sur nos fusils à pompe

On déteste les armes mais les fabrique en grand nombre

Une manière comme une autre de se faire de l’argent

Des armes de destruction massive qui nous choquent

Après l’enquête en fin de compte ce sont les nôtres

On abandonne notre poste de vertu

On naît, on vit, on meurt entre deux on s’entretue

On se pardonne, on se trahit le cycle se perpétue

On se délivre, on se libère pour finalement

Et moi je chante contre vents et marées

Écoute ma chronologie pour les contrecarrer

N’ont-ils pas vu qu’elle nous dessert beaucoup plus qu’elle nous sert?

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DÉCRYPTAGE – Au cœur de la polémique depuis ce week-end, le rappeur qui appelait à «crucifier les laïcards» une semaine avant l’attentat de Charlie Hebdo, se défend de tout radicalisme.

Retour sur le parcours du Havrais, ancien soutien de Dieudonné, qui se décrit comme «un cocktail de Tariq Ramadan, Georges Brassens et Edwy Plenel».

Depuis ses débuts solo avec des albums aux noms provocants 11 septembre, récit du Onzième Jour et Jihad, le plus grand combat est contre soi-même, le rappeur démontre un goût pour la provocation.

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Édouard Philippe a invoqué le respect « scrupuleux » de « la loi » et de la « liberté d’expression » pour expliquer cette absence d’intervention contre la programmation du rappeur Médine en octobre prochain au Bataclan.

Et la loi s’agissant d’un concert (…) est très simple : elle ne permet d’interdire que lorsque la programmation causerait un trouble manifeste à l’ordre public » en cas d' »incitation à la haine raciale », a détaillé le Premier ministre devant le Sénat.

Édouard Philippe répondait à une interpellation du sénateur du Val-d’Oise Sébastien Meurant (LR) qui voit dans la programmation du rappeur « un scandale inouï et abject ».

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Ai-je besoin de préciser moi, jeune rappeur du Havre, à ces académiciens, philosophes, essayistes que mon propos est l’incarnation même du combat de « Charlie Hebdo » ?

Je me demande de facto si Mr Vincent Cespedes, qui préfère rompre la période de deuil national au profit de son commerce idéologique, en se fendant d’une tribune pour démolir ma dernière chanson, pourrait appliquer à mon titre les mêmes considérations qu’il s’emploie à défendre quand il s’agit des caricatures de « Charlie Hebdo ».

D’ailleurs les identitaires s’en donnent à cœur joie en détournant le slogan insidieusement en « Je suis Charlie Martel ».

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Cette fois, c’est pour sa série de concerts au Bataclan que le rappeur Médine est dans l’œil du cyclone : plusieurs élus du Rassemblement national et des Républicains se sont insurgés sur les réseaux sociaux contre sa venue dans la célèbre salle parisienne les 19 et 20 octobre prochains.

Musulman pratiquant revendiqué et pourfendeur de ce qu’il juge être un dévoiement de la laïcité pour attaquer l’islam, l’artiste du Havre avait déjà suscité la polémique en janvier 2015 avec son titre « Don’t laïk », paru une semaine avant l’attentat contre Charlie Hebdo et dans laquelle il écrivait, entre autres, « crucifions les laïcards comme à Golgotha ».

Le député LR des Alpes-Maritimes, Eric Ciotti, a demandé « au président Emmanuel Macron d’interdire ce concert », estimant que « si la liberté d’expression est un droit fondamental, il y a des symboles qui ne peuvent être profanés ».

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