Pourquoi il faut voir "Salafistes", documentaire choc

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Ces séquences, ainsi que la diffusion d’interviews d’imams et de chefs de guerre djihadistes, ont fait émerger une polémique absurde: un fonctionnaire du ministère de l’Intérieur, siégeant à la commission de classification du centre national du cinéma (CNC), y a vu une « apologie du terrorisme ».

Le spectateur est tour à tour confronté à une scène -vaguement floutée- d’amputation de la main d’un voleur, filmée en 2012 à Tombouctou (Mali) ou à des images plus récentes de propagande montrant des exécutions sommaires pratiquées par l’organisation Etat islamique.

Ces images -tournées dans des conditions extrêmement périlleuses à Tombouctou en 2012 par Lemine Ould Salem, journaliste et fin connaisseur des mouvements armés au Sahel- sont inédites.

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Le distributeur peut également faire le choix de déprogrammer un film, quand sa sortie coïncide de façon problématique avec l’actualité : « Made In France », le long métrage de Nicolas Boukhrief, consacré aux milieux djihadistes de la banlieue parisienne et qui devait sortir quelques jours seulement après les attentats du 13 novembre, a été repoussé à la fin janvier.  Que reproche la commission à « Salafistes » ?

La commission est repartie en quatre « collèges » regroupant des « jeunes », des experts et des spécialistes des sciences humaines, des professionnels du cinéma et… des représentants des ministères de l’Intérieur, de la Justice, de l’Education nationale, de la Famille et de la Jeunesse.  Après délibération, elle transmet un avis au ministère de la Culture, à qui incombe la responsabilité de délivrer ou non un visa d’exploitation de l’oeuvre.

La commission de classification des oeuvres cinématographiques du Centre national du cinéma (CNC) – anciennement connue sous le nom de « commission de la censure – se réunit à nouveau ce mardi soir pour statuer sur le sort du documentaire polémique.

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L’objectif des auteurs était simple: interviewer des «penseurs» salafistes – en l’occurrence des religieux mauritaniens – ou des adeptes – de jeunes Tunisiens de Sousse – justifiant par l’islam les châtiments les plus barbares, puis mettre en miroir des images de la réalité sanglante de ces châtiments, prises dans les vidéos de propagande diffusées par Aqmi, Daech ou al-Qaida.

Le film empile les images d’exactions djihadistes, piochées sur la Toile et dans le plus grand désordre, sur les interviews répétitives de religieux relatives à leurs thèmes de prédilection: le terrorisme, la démocratie «complètement contradictoire avec l’islam», le statut inférieur de la femme… On est loin d’un document susceptible de faire autorité sur une idéologie complexe et éclatée.

Le film du réalisateur français François Margolin et du journaliste mauritanien Lemine Ould Salem laisse, par son traitement brutal d’un sujet compliqué, une impression de malaise et un sentiment d’inachevé.

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S’il reçoit effectivement cette classification, ce serait le seul film jusqu’ici à recevoir ce type d’interdiction assortie d’un avertissement, mesure la plus forte dans le circuit traditionnel (précisons que la commission a aussi la possibilité de classer X ou d’interdire totalement).

Jusqu’à nouvel ordre, le film n’est pas interdit totalement et donc sera visible en salles demain dans les cinémas l’ayant programmé (c’est le cas à Paris, par exemple des cinémas Les 3 Luxembourg ou Les 7 Parnassiens).  La décision de l’interdire ou non est entre les mains du ministère de la culture.

Ce à quoi il faut bien entendu ajouter la teneur sensible du sujet et son traitement qui fait polémique : Salafistes montre en effet des images de propagande d’une rare violence, sans voix off qui permettrait de contextualiser ou prendre du recul sur les séquences.

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Mais le Fipa a maintenu la projection: « Comme on est du côté des auteurs et qu’on a sélectionné le film, on a décidé de ne pas tenir compte de cette demande et de le projeter malgré tout, en floutant la scène et en interdisant l’accès aux moins de 18 ans », a expliqué le porte-parole du festival.  Dans un courrier adressé vendredi dernier à la ministre de la Culture, le réalisateur François Margolin a expliqué sa démarche et indiqué qu’il allait modifier la scène qui a posé problème.  « J’ai décidé, pas à cause de la commission du visa, mais par respect pour la famille qui me l’a demandé, de couper une partie du lâche assassinat du policier boulevard Richard Lenoir par les frères Kouachi, juste après l’attaque de Charlie », indique-t-il dans ce courrier, dont l’AFP a eu connaissance.

En cause notamment, une scène montrant le meurtre d’un policier devant le siège de Charlie Hebdo le 7 janvier 2015, qui n’a pas été floutée.  Vendredi 22 janvier, alors qu’une nouvelle projection était programmée l’après-midi, la direction de France Télévisions a appelé le festival pour la faire annuler, car France 3 Cinéma est coproducteur, selon le porte-parole du Fipa.  « On a préféré être prudent après le débat de la veille », a confirmé une porte-parole de la direction de France Télévisions.

Réalisé par François Margolin et Lemine Ould Salem, ce film, une plongée dans les milieux islamistes les plus radicaux, tourné notamment au Mali, en Mauritanie et en Tunisie, sans voix off ni commentaires, devait être projeté pour la première fois en public jeudi 21 janvier au soir au Fipa.  Mais les organisateurs du festival, informés que le film pourrait être interdit aux moins de 18 ans, ont décidé de réserver la projection aux seuls professionnels accrédités, suscitant la colère de certains spectateurs.  « On a cafouillé », reconnaît un porte-parole.

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Ses auteurs y ont conduits entretiens avec des responsables politiques d’Al-Qaïda au Maghreb islamique (AQMI) et des autorités religieuses, qu’ils ont entrecoupés de vidéos de propagande du groupe djihadiste Etat islamique (EI) et d’Al-Qaida, mais aussi d’images amateurs filmées lors des attentats du 11 septembre 2001 aux Etats-Unis et de l’attaque contre Charlie Hebdo, le 7 janvier 2015 à Paris.

« J’ai décidé, pas à cause de la commission du visa, mais par respect pour la famille qui me l’a demandé, de couper une partie du lâche assassinat du policier boulevard Richard Lenoir par les frères Kouachi, juste après l’attaque de Charlie », indique François Margolin dans sa lettre, dévoilée par l’AFP.

La commission de classification des œuvres du Centre National du Cinéma (CNC) préconisant son interdiction aux moins de 18 ans, ses auteurs ont écrit à la ministre de la Culture Fleur Pellerin pour lui indiquer qu’ils allaient présenter un nouveau montage, lui permettant d’échapper à un visa qui signe son arrêt de mort auprès du grand public.

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