Nucléaire iranien : l’Europe à l’heure de la contre-offensive face à la Maison-Blanche

Après la répudiation du pacte nucléaire avec l’Iran, le déménagement de l’ambassade américaine à Jérusalem et les menaces de guerre commerciale transatlantique, les États-Unis font déborder la coupe sur le Vieux Continent.

Donald Tusk, président du Conseil européen, n’est pas homme à mâcher ses mots: «À voir les dernières décisions du président Trump, on pourrait penser qu’avec des amis pareils (l’Europe) n’a pas besoin d’ennemis.

À vrai dire, il faudrait le remercier: grâce à lui, nous sommes débarrassés de nos illusions…»

Virulents, caustiques, définitifs, les mots tranchent, sur un répertoire transatlantique historiquement mesuré.

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« Nous sommes témoins aujourd’hui d’un nouveau phénomène : l’attitude capricieuse de l’administration américaine », a déploré M. Tusk, faisant allusion aux décisions fracassantes du président américain sur le nucléaire iranien et le commerce international, auxquelles les Européens veulent apporter une réponse collective.

« Quand on regarde les dernières décisions du président Trump, on pourrait même se dire qu’avec de tels amis, on n’a pas besoin d’ennemis », a poursuivi l’ancien Premier ministre polonais, qui coordonne les sommets des chefs d’Etat et de gouvernement de l’Union européenne.

Nous avons pris conscience que si nous avons besoin d’un coup de main, il ne faudra compter que sur nous-mêmes », a-t-il martelé.

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La France et l’Allemagne devraient aussi profiter de ce sommet informel pour présenter une initiative commune visant à fonder une agence européenne de l’innovation, l’équivalent de la DARPA américaine, dont Emmanuel Macron avait parlé dès son discours de la Sorbonne.

La souveraineté européenne à l’épreuve

Le dîner organisé mercredi soir dans la capitale bulgare sera surtout l’occasion de tester la cohésion des 28 soumis par Donald Trump à une forte pression depuis quelques mois.

Lors de l’inauguration de l’ambassade américaine à Jérusalem, la Hongrie, la Roumanie et la République tchèque se sont désolidarisées des autres pays européens et ont envoyé leurs représentants lors de cette installation controversée… Il n’est pas encore arrivé ce jour où l’Europe parlera d’une « seule voix », comme le souhaite la chancelière Merkel.

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