Loi El Khomri : Valls allonge son temps de travail

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La question est maintenant de savoir à quoi sert ce report : engager vraiment une concertation avec les syndicats et les parlementaires, ou préparer un retrait ? » Les opposants au projet de loi continuent de réclamer la seconde option. «Le Premier ministre va s’apercevoir que les partenaires ont parfaitement compris le texte», ironise le député Christian Paul, porte-voix de l’aile gauche du PS. «Le but de ces quinze jours, c’est de faire décanter au sens fluide du terme, pour voir les lignes rouges de tout le monde, répond-t-on dans l’entourage de Valls.

Signe d’un gouvernement sonnant la retraite à l’heure où une pétition contre le projet de loi s’approche des 800 000 signatures et où une journée d’action est annoncée pour le 9 mars avec le soutien de la CGT ? «Le recul, ce serait abandonner ce texte», a coupé Manuel Valls lundi matin, lors d’un point presse improvisé au Salon de l’agriculture. «Puisque le débat s’est emballé, il faut restituer la réalité de cette loi, a expliqué le Premier ministre.

A l’Elysée et Matignon, on se refuse pour l’instant à parler d’abandon du moindre article. «On ne change pas la philosophie générale du texte», insiste un proche du chef de l’Etat, qui précise les domaines où la négociation est possible : «Périmètre géographique du licenciement économique, niveau du plafonnement des indemnités aux prud’hommes et forfait jours à la discrétion unilatérale de l’employeur s’il n’y a pas d’accord. » Exactement ce qui conviendrait… à la CFDT (lire ci-contre). «Martine Aubry, quand elle bouge, quatre personnes quittent la direction du PS.

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Voilà désormais Manuel Valls en toute première ligne sur un texte qui porte clairement plus sa marque que celle de la ministre du Travail, Myriam El Khomri, même si elle poursuivra cette semaine ses propres consultations et participera, comme Emmanuel Macron , à celles montées par Matignon.

Certes, la CFDT, l’Unsa et la CFTC joueront le jeu du dialogue pour sauver un texte dont ils saluent certains pans (création du CPA, moyens des syndicats d’entreprise renforcés notamment) et comptent sur la réunion intersyndicale prévue, et maintenue, jeudi matin, pour dégager des demandes communes d’évolution du texte.

Le Premier ministre est persuadé qu’on peut, par le dialogue, trouver un équilibre sans que le texte n’y perde de sa force », indique son entourage aux « Echos ». « Le volet sur le compte personnel d’activité, le CPA, sera renforcé », poursuit-il.

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« Je crois que le gouvernement a compris que son texte était déséquilibré et faisait beaucoup de mécontentement parmi les salariés et les jeunes, et qu’il était utile de discuter de nouveau. (… ) Ce report a lieu, ce qui compte maintenant, c’est le contenu du texte », a réagi le secrétaire général de la CFDT, lundi sur Europe 1.

Le projet de loi El Khomri ne pourra pas se concrétiser sans le soutien d’un nombre minimum de syndicats, ce qui parait mal engagé : toutes les centrales se sont déclarées opposées au texte, y compris la très réformiste CFDT qui est pourtant souvent sur la même ligne que le gouvernement.

Si la CFDT juge cette définition trop favorable à l’employeur, il y a un point qui lui pose encore plus problème : le fait qu’une multinationale puisse licencier en démontrant qu’elle est en difficulté en France, et ce même si elle se porte bien à l’étranger.

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Retrait total de la loi ! «Le report est manifestement le signe que la mobilisation peut faire bouger les choses, juge l’initiatrice de la pétition en ligne contre le projet de loi, Caroline de Haas, auprès du Parisien. fr.  Mais s’ils pensent qu’en reculant ils vont mieux sauter, ils se plantent.

Peu après l’annonce par Manuel Valls du report de la présentation de la réforme, le cofondateur du Parti de gauche s’est réjoui de la nouvelle sur Twitter tout en continuant à exiger «le retrait total de la loi».

A quand le retrait du texte ? » demande Caroline de Haas, sur Twitter. (LP/DELPHINE GOLDSZTEJN. «Première victoire» du côté des opposants au projet de loi El Khomri pour reprendre les mots de Jean-Luc Mélenchon.

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Raison vaut mieux que crispation», salue la député Sandrine Mazetier, ancienne aubryste qui s’est rapprochée du gouvernement. «Se donner du temps pour rééquilibrer significativement le projet Loi Travail en dialoguant avec les syndicats est une bonne mesure», abonde le trésorier du PS Jean-François Debat, soutien de François Hollande.

Je fais un parallèle absolu avec ce qui s’est passé sur la réforme de la déchéance de nationalité (…): après deux mois et demi de capharnaüm à gauche, la réforme a complètement changé et il n’y aura de toute évidence pas de majorité au congrès pour voter la réforme constitutionnelle», prévient l’organisateur de la primaire de la droite. «La synthèse de Hollande va passer et vider de sa substance la Loi Travail.

LE SCAN POLITIQUE/VIDÉO – L’annonce du report de la loi El Khomri sème le doute chez les élus de droite qui étaient disposés à la voter. À gauche, les opposants au texte espèrent désormais obtenir son retrait pur et simple.

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Une pétition a déjà récolté près de 800 000 signatures.  La ministre du Travail, Myriam El Khomri, et le Premier ministre, Manuel Valls, visitent une agence de Pôle emploi, à Mulhouse (Haut-Rhin), le 22 février 2016. Le rejet est massif.

Mobilisation citoyenne, syndicale, d’une partie de la jeunesse : le projet de réforme du Code de travail symbolise « une exaspération, explique à francetv info François Miquet-Marty, président de l’institut de sondage Viavoice.

Myriam El Khomri a également répondu directement aux signataires de la pétition, comme le prévoit le règlement du site.  « Cette loi permettra à notre pays de se doter d’une véritable culture du compromis au plus près des salariés et des employeurs (… ) et permettra de gagner la bataille de l’emploi », écrit-elle.

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Les réactions politiques> Dans une tribune au vitriol publiée mercredi dans Le Monde, Martine Aubry avait dénoncé un « affaiblissement de la France » auquel mènerait la politique de François Hollande et Manuel Valls. > Jean-Luc Mélenchon a vu dans ce report une « première victoire » mais persiste à demander le retrait total du texte, de même que le Parti communiste. > Chez les socialistes frondeurs, la revendication oscille entre le retrait des dispositions les plus contestées (Laurent Baumel) et une « réécriture complète » (Christian Paul). > « Il faut être sourd et aveugle pour ne pas voir que la gauche est en vrac, éclatée, désemparée, atomisée après quatre ans de pouvoir », résume un député socialiste, Jean Glavany, cité lundi dans le quotidien conservateur Le Figaro. > « On assiste à l’implosion en direct de la majorité », a ironisé ce lundi le député Les Républicains Guillaume Larrivé. > Benoît Hamon, député socialiste : « Le gouvernement reporte la #LoiTravail.

Les réactions syndicales> Sur le front syndical, ce report a été instamment demandé ce dimanche par le secrétaire général de la CFDT, Laurent Berger. « Nous allons maintenant nous battre dans la concertation pour obtenir un rééquilibrage du texte », a-t-il réagi lundi, demandant entre autres le retrait du plafonnement des indemnités prud’homales et de « revoir le cadre des licenciements économiques ». > Pour Jean-Claude Mailly (FO) en revanche, « reporter n’est pas suspendre (… ) Cela ne change rien ». > Carole Couvert, présidente de la CFE-CGC: « Nous allons laisser toute sa chance à cette nouvelle séquence de concertation.

A quand le retrait du texte ? #loitravailnonmerciloitravail. > Didier Guilaume, président du groupe PS au Sénat : « Ces nouvelles consultations des syndicats permettront de trouver un point d’équilibre et de faire avancer le débat autour des principes de la réforme : adaptation du code du travail selon les secteurs et création du compte personnel d’activité. (… ) ». > Jean-Marc Germain, député PS: « C’était indispensable.

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