Le festival du film de Berlin, sous le signe de la foi

Alors que le jury, dirigé par Meryl Streep, s’apprête à remettre l’Ours d’or et les autres récompenses du palmarès dans la soirée de ce samedi 20 février, les festivaliers, modernes saints Thomas, n’ont pas besoin de croire pour le voir : la foi – sa nécessité, son impossibilité, son évidence ou son mystère – s’est répandue dans le cinéma mondial cette année, comme l’angoisse apocalyptique dans les temps qui avaient suivi le 11 septembre 2001.

Située au moment du soulèvement de l’archipel contre la domination espagnole, à la fin du XIXe siècle, cette « Berceuse » trace méticuleusement (l’un des avantages d’une durée hors du commun) le cheminement d’une poignée de personnages confrontés aux premières défaites du mouvement révolutionnaire.

Des Philippines révolutionnaires de Lav Diaz à la Pologne funèbre de Tomasz Wasilewski, en passant par l’Argentine en crise de Daniel Burman, la caméra veut capturer l’ineffable.

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Des oreillers gonflablesCertains spectateurs, prévoyants, s’étaient munis d’oreillers gonflables, pour relever ce « test personnel de courage », selon Gerhard Reda, un réalisateur allemand amateur qui dit voir 10 à 15 films par semaine. « Certains l’aiment, d’autres le détestent mais c’est toujours un défi », a-t-il ajouté, expliquant avoir vu d’autres oeuvres du Philippin. « Il peut faire une scène de 45 minutes où il y a juste des gens qui parlent ou marchent dans un champ », selon lui.

Enrico Cehovin, un Italien de 27 ans, a assuré que jouer de très longues heures à des jeux vidéo l’a aidé à préparer cette expérience: « Certains jeux prennent huit à dix heures et vous ne savez même pas comment le temps est passé, ils sont comme de longs films ».

Le spectateur doit lutter Considéré comme le père idéologique du nouveau cinéma philippin, il affirme qu’il « ne doit pas souffrir seul ». « Je veux que le soi-disant spectateur lutte à mes côtés », a-t-il confié lors d’un entretien à l’AFP à Manille.

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Diaz, c’est toujours un défi »Certains spectateurs, prévoyants, s’étaient munis d’oreillers gonflables, pour relever ce « test personnel de courage », selon Gerhard Reda, un réalisateur allemand amateur qui dit voir 10 à 15 films par semaine. À propos de Lav Diaz, il a souligné : « Certains l’aiment, d’autres le détestent mais c’est toujours un défi », expliquant avoir vu d’autres œuvres du Philippin.  « Il peut faire une scène de 45 minutes où il y a juste des gens qui parlent ou marchent dans un champ ».

Le réalisateur Lav Diaz avait promis que la projection de son dernier opus, « Hele Sa Hiwagang Hapis » (Une berceuse au mystère douloureux), constituerait une « lutte » pour le public.  Or, lorsque le rideau est tombé jeudi soir à Berlin, la moitié des 1. 600 sièges était encore occupés et le cinéaste de 57 ans a été applaudi et acclamé à coups de « bravo ».

CULTUREBOXEnthousiastes malgré la fatigue, des centaines de cinéphiles n'ont pas regretté la séance longue de quelque huit heures et demie du film le plus long jamais présenté à la Berlinale, "Hele Sa Hiwagang Hapis" (Une berceuse au mystère douloureux), du Philippin Lav Diaz.

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Certains spectateurs, prévoyants, s’étaient munis d’oreillers gonflables, pour relever ce « test personnel de courage », selon Gerhard Reda, un réalisateur allemand amateur qui dit voir 10 à 15 films par semaine.

Enrico Cehovin, un Italien de 27 ans, a assuré que jouer de très longues heures à des jeux vidéo l’a aidé à préparer cette expérience: « Certains jeux prennent huit à dix heures et vous ne savez même pas comment le temps est passé, ils sont comme de longs films ».

L’actrice Meryl Streep, qui préside le jury chargé de remettre les récompenses samedi soir, et les sept autres membres ont assisté à l’intégralité de la projection et tous les tickets avaient été vendus.

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Le voyage est inégal, partagé entre longueurs et moments brillants, voire éclatants : une exécution filmée hors champ, tous les passages satiriques concernant le dominateur espagnol, ses généraux et ses curés, les dialogues socratiques sur les classes sociales, l’espérance et le manque d’espérance qui sont aussi bien de 1896 que de 2016… A l’arrivée, on a le sentiment d’avoir accompli un trip, ingurgité une méga rasade de cinéma à la fois moderne et à l’ancienne, et perçu un propos de moraliste, critiquant aussi bien la brutalité coloniale que la violence et les chapelles révolutionnaires.

Utilisant le noir et blanc et le format ancien 1 :33 (presque carré), usant du plan moyen incluant tous les personnages dans le cadre, et rarement du gros plan et du champ-contrechamp qui constituent la vulgate esthétique dominante du cinéma actuel, le style de Diaz invoque le cinéma des origines et évoque selon les séquences les frères Lumière (explicitement cités), John Ford, voire les Straub.

Souvent accusé de sélectionner des fictions « dossiers de l’écran » ou des coprod’ académiques dépourvues d’intérêt artistique, impression en grande partie confirmée cette année, Dieter Kosslick a fait un choix radical en programmant dans sa compétition A Lullaby to the sorrowful mystery du Philippin Lav Diaz, avec un entracte d’une heure.

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Dieter Kosslick, directeur général de la Berlinale, avait choisi cette date tardive pour programmer le nouveau film du réalisateur philippin Lav Diaz, Hele Sa Hiwagang Hapis, dont la durée exacte – 482 minutes – allait exiger… une journée entière de projection dans la salle principale du palais du festival. À 9 h 30, le réalisateur et ses comédiens faisaient leur entrée sous les projecteurs et n’allaient pas quitter leurs sièges pendant huit heures sauf, comme prévu pour l’ensemble des spectateurs, à l’occasion d’une pause d’une heure à mi-parcours.

Dieter Kosslick, directeur général de la Berlinale, avait choisi cette date tardive pour programmer le nouveau film du réalisateur philippin Lav Diaz, Hele Sa Hiwagang Hapis, dont la durée exacte – 482 minutes – allait exiger… une journée entière de projection dans la salle principale du palais du festival. À 9 h 30, le réalisateur et ses comédiens faisaient leur entrée sous les projecteurs et n’allaient pas quitter leurs sièges pendant huit heures sauf, comme prévu pour l’ensemble des spectateurs, à l’occasion d’une pause d’une heure à mi-parcours.

Dévoilé jeudi 18 février en compétition dans la capitale allemande, le – très – long-métrage du Philippin Lav Diaz est un « objet filmique » hors-norme, qui demande au spectateur des qualités certaines d’endurance. À trois jours du palmarès, attendu pour samedi 20 février en soirée, les festivaliers berlinois quelque peu éprouvés par une semaine de compétition et de découvertes multiples (plus de 400 films étaient, une fois encore, au programme, dans un grand nombre de cinémas de la ville) savaient qu’un marathon les attendait jeudi 18 février.

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