Jean-Marie Le Pen peut-il être exclu du FN ?

Selon l’article 8 des statuts du Front national, un membre du parti peut en être exclu purement et simplement pour « motif grave » (sans que ce terme ne soit plus précisément défini) par le président, le bureau politique (équivalent d’un conseil d’administration) ou par le bureau exécutif (équivalent du bureau du conseil d’administration).

Autre solution, plus longue : les responsables du FN pourraient modifier les statuts lors du prochain congrès (prévu en 2017) ou lors d’un congrès extraordinaire, organisé dans les trois mois si la présidente en fait la demande. Les décodeurs du Monde. fr vérifient déclarations, assertions et rumeurs en tous genres ; ils mettent l’information en forme et la remettent dans son contexte; ils répondent à vos questions.

Pour le bureau exécutif, dont les membres sont majoritairement favorables à Marine Le Pen, la meilleure solution serait que Jean-Marie Le Pen se mette de lui-même en retrait. « On va se retrouver devant le juge des référés, avec une condamnation et alors le remède sera pire que le mal.

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Le député européen Bruno Gollnisch, membre du bureau politique et membre de droit du comité central du FN, a refusé mercredi de réagir aux propos de Jean-Marie Le Pen dans Rivarol, qui ont poussé sa fille Marine à exiger qu’il ne se présente pas aux régionales en Paca, ne souhaitant pas « participer à des polémiques sur des sujets qui sèment la division ».

« Son statut de président d’honneur ne l’autorise pas à prendre le Front national en otage, de provocations aussi grossières dont l’objectif semble être de me nuire mais qui, hélas, portent un coup très dur à tout le mouvement, à ses cadres, à ses candidats, à ses adhérents, à ses électeurs », dénonce aussi Marine Le Pen. 10 h 32.

Bruno Gollnisch affirme cependant que « le respect de la discipline de notre mouvement, la légitime et fructueuse direction de sa présidente, l’accueil de personnalités de qualité venant d’autres horizons doctrinaux me paraissent pouvoir être compatibles avec la liberté d’expression de Jean-Marie Le Pen, à qui nous devons l’existence même du Front national et sa progression au milieu de tant d’épreuves passées.

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Suite aux nouvelles provocations de Jean-Marie le Pen dans Rivarol, la présidente du FN a annoncé que le bureau politique du parti se réunira vendredi 17 avril, pour désigner notamment les têtes de listes des régionales.

Techniquement, les propos tenus sur BFM TV le 2 avril dernier et répétés dans Rivarol par Jean-Marie Le Pen dans Rivarol ce mercredi sont comparables à ceux qui ont valu l’exclusion du parti à nombre de militants depuis que Marine Le Pen a pris les commandes du parti.

Sur BFM-TV ce mercredi midi, Steeve Briois, vice-président du FN et membre du bureau politique, explique à ce sujet: «On ne peut pas sanctionner un militant de base parce qu’il compare Taubira à un singe et laisser tout faire à Jean-Marie Le Pen sous prétexte qu’il a fondé le Front national.

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Le tribunal de Nanterre le condamnera à verser jusqu'à 750 euros à 11 associations. – Il intervient dans les mêmes termes en avril 2008 dans un entretien au magazine Bretons. – Le 2 avril 2015, il réitère ses propos sur BFMTV-RMC et défend l'utilité des polémiques dans la progression du FN. – Par ailleurs, en septembre 1988, il fait, dans un discours, un jeu de mots avec le nom du ministre de la Fonction publique, Michel Durafour, «Durafour crématoire».

Jean-Marie Le Pen déclare dans Le Monde: «Le jour où nous aurons en France, non plus 5 millions mais 25 millions de musulmans, ce sont eux qui commanderont et les Français raseront les murs, descendront des trottoirs en baissant les yeux… » En février 2005, la cour d'appel de Paris le condamne à 10. 000 euros d'amende. – 20 mai 2014.

Il évoque à Marseille l'explosion démographique, le «risque de submersion» de la France par l'immigration, et lance : «Monseigneur Ebola peut régler ça en trois mois». – 7 avril 2015.

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Après avoir réaffirmé la semaine dernière que les chambres à gaz nazi étaient un « détail » de l’histoire de la Seconde Guerre mondiale, Jean-Marie Le Pen s’est laissé aller à de nouvelles provocations dans un entretien à l’hebdomadaire d’extrême droite « Rivarol », publié mercredi. « Je n’ai jamais considéré Pétain comme un traître.

Ce mercredi, un communiqué de Marine Le Pen est venu consommer la rupture : « Son statut de président d’honneur ne l’autorise pas à prendre le Front national en otage de provocations aussi grossières dont l’objectif semble être de me nuire mais qui, hélas, portent un coup très dur à tout le mouvement.

Dès la parution de son entretien, les cadres du Front national ont violemment signifié leur « rupture ». « La rupture politique avec Jean-Marie Le Pen est désormais totale et définitive », a tranché Florian Philippot, le numéro deux du parti, promettant des décisions à son encontre « rapidement ».

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Et ce mercredi matin, la patronne du Front national est bien décidée à pousser sur la touche sans ménagement le fondateur et président d’honneur à vie du Front national. « Pour protéger au mieux, dit-elle, les intérêts » du parti d’extrême-droite : pas question de laisser son père conduire la liste FN en Provence-Alpes Côtes d’Azur aux régionales de décembre.

En cause, une interview de Jean-Marie Le Pen au journal d’extrême droite Rivarol, dans laquelle il critique la stratégie de sa fille, réhabilite l’ex-maréchal Pétain, fustige la démocratie, en appelle à sauver l’homme blanc, et parle de « l’immigré Manuel Valls ».

Marine Le Pen a hérité du Front national, mais pour mettre en oeuvre une stratégie opposée à celle de son père.

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Jean-Marie Le Pen, président d’honneur du parti depuis 2011, doit faire face au courroux de sa fille Marine.

En 2011, lorsque Jean-Marie Le Pen a cédé sa place à Marine Le Pen à la tête du FN, un nouveau dispositif a été ajouté aux statuts du parti.

Juridiquement, le FN ne peut donc que modifier les statuts pour introduire une telle possibilité et retirer ce titre à celui qui a cofondé le parti.

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