Italie: pour démasquer Elena Ferrante, un journal épluche ses comptes

Un journal italien affirme avoir découvert grâce à ses revenus l’identité d’Elena Ferrante, l’écrivaine à succès citée pour le prix Nobel de littérature mais qui garde jalousement son anonymat.

Alors que les enquêtes s’étaient jusqu’à présent concentrées sur l’univers et le style littéraire de l’auteur, le journaliste Claudio Gatti du quotidien économique Il Sole 24 Ore, s’est intéressé aux aspects financiers du mystère.

Et il est formel: Elena Ferrante est une traductrice romaine née en 1953, germaniste, qui répond au nom d’Anita Raja.

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Elles font suite à la publication, dimanche 2 octobre, d’une longue enquête du journaliste Claudio Gatti dans Il Sole-24 Ore (publiée en même temps dans The New York Review of Books, la Frankfurter Allgemeine Zeitung et Mediapart), dans laquelle il affirme révéler qui est réellement l’écrivaine Elena Ferrante.

A commencer par l’éditeur de Ferrante, Sandro Ferri, qui, dans La Repubblica, s’indigne :
Le journal relève que Ferri ne dément pas qu’Anita Raja soit en effet celle qui se cache derrière le célèbre pseudonyme – une piste déjà plusieurs fois évoquée – et il ne s’offusque pas que ce mystère attise les curiosités.

“S’il est furieux, écrit La Repubblica, c’est parce que, cette fois, l’hypothèse ne repose pas sur des bases littéraires [les indices relevés dans les romans], mais sur des rémunérations et des les éditeurs et les écrivains, ce sont aussi les lecteurs qui se sont massivement émus sur les réseaux sociaux de cette révélation régulièrement désignée comme inopportune, comme le relève The Guardian.

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Cette fois, le journaliste Claudio Gatti a épluché les revenus d’Anita Raja, notant que ceux-ci augmentaient de manière exponentielle par rapport à ceux de la maison d’édition E/O.

Car ce qui avait été affirmé par Elena Ferrante ne colle pas forcément avec la biographie d’Anita Raja.

À l’occasion d’échanges par mails, les seuls qu’elle affectionne avec les journalistes et ses lecteurs, Elena Ferrante avait, quant à elle, affirmé qu’elle était une pure Napolitaine, fille de couturière, et qu’elle avait grandi avec trois sœurs.

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Depuis 1992 et son premier roman à succès L’Amour harcelant, le mystère flottait autour de la véritable identité de cette romancière napolitaine connue, désormais, dans le monde entier sous cet élégant pseudonyme.

Pour lui, il s’agit d’Anita Raja, une éditrice travaillant à Rome dans la maison d’édition qui publie Elena Ferrante.

Se basant sur plusieurs données, Gatti montre le parallèle presque parfait entre les rentrées d’argent d’Anita Raja et la publication des livres d’Elena Ferrante.

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La question constitue depuis vingt-quatre ans un feuilleton littéraire substantiel en Italie et, depuis plus récemment, un peu partout où Ferrante est traduite et appréciée, à savoir surtout aux Etats-Unis et au Royaume-Uni.

Si bien qu’Elena Ferrante, pour le dire techniquement, présente un mélange d’anonymat (on ne connaît pas son identité) et de pseudonymat (un auteur signe d’un autre nom que celui de son état civil), à l’instar de l’écrivain américain Thomas Pynchon.

Mais, à la différence de celui-ci, Ferrante ne s’engage pas ou peu dans la vie littéraire de son temps (pas de textes politiques, pas d’articles, etc.).

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Elena Ferrante, qui a signé son premier roman en 1992, a toujours revendiqué son usage du pseudonyme et son désir de rester à distance de la notoriété.

Ni Anita Raja ni son mari, n’ont répondu aux sollicitations de Gatti.

L’un d’eux, Sandro Ferri, s’est contenté de lui dire:
Pour légitimer sa démarche, le journaliste affirme que «les données financières obtenues nous aident dans la longue quête pour trouver la vraie Elena Ferrante, mais (qu’)elles nous donnent aussi une meilleure compréhension de ses romans.»

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