En direct du monde. À Londres, il y a un an, la tour Grenfell s’embrasait en faisant 72 victimes

C’est l’incendie d’immeuble le plus meurtrier qu’a connu la Grande-Bretagne : il y a un an, la tour Grenfell s’embrasait, en faisant 72 victimes.

Un an plus tard, alors que le Royaume-Uni commémore l’incendie, les deux tiers des résidents n’ont pas encore été relogés, et habitent dans des hébergements temporaires.Le conseil local du quartier incriminéDepuis l’hôtel où il est hébergé, David peut presque apercevoir les échafaudages et le cœur vert, dessiné au sommet de la tour.

« Cela fait un an que nous sommes au milieu de nulle part, un an qu’on habite à l’hôtel avec ma sœur, dans la même chambre que ma mère, soupire-t-il.

Lire la suite sur www.francetvinfo.fr…

La tour HLM, qui abritait une communauté très unie d’habitants de diverses nationalités, a été dévastée par les flammes durant la nuit.

La carcasse calcinée de la tour de 24 étages, qui est aujourd’hui recouverte de bâches blanches, a été illuminée de vert mercredi soir, tout comme plusieurs tours avoisinantes et la façade du 10, Downing Street, le siège du gouvernement.

La Première ministre Theresa May a fait déposer une gerbe de fleurs dans une église proche de la tour, accompagnée d’une note manuscrite soulignant que les victimes resteraient gravées dans les mémoires.

Lire la suite sur www.challenges.fr…

Dans une rue fermée, près de la Tour Grenfell, ils ont fabriqué des t-shirts demandant la justice et la vérité pour les victimes.

Ils ont ensuite partagé un repas puis des dizaines de personnes portant des roses blanches et des photographies de proches décédés ont participé dans la nuit à une procession qui s’est achevée au pied de la tour.

A 00h54, l’heure à laquelle les services de secours ont reçu les premiers appels de détresse, une brève sonnerie de trompette a inauguré un silence de 72 secondes, en mémoire des 72 victimes (un bébé mort-né a été ajouté à la liste officielle des 71 morts), alors qu’une pluie fine commençait à tomber.

Lire la suite sur www.huffingtonpost.fr…

La catastrophe a fait 71 morts, dont un bébé sur le point de naître selon le bilan de la police.

La brigade des pompiers de Londres (LFB) a défendu sa consigne, arguant du fait que la seule issue de secours, l’escalier intérieur de l’immeuble, n’offrait pas d’alternative sûre.

Sa décision sera étudiée dans le cadre de l’enquête criminelle menée par la police britannique

Lundi, la Première ministre Theresa May s’est excusée pour n’avoir rendu visite qu’aux services de secours et pas aux rescapés lors de son premier déplacement sur les lieux, au lendemain la tragédie.

Lire la suite sur www.rtbf.be…

Pourtant, un an après, peu de leçons ont été tirées de ce drame emblématique de certaines faiblesses de la société britannique : absence de droits des locataires, condescendance des gens bien nés – la municipalité conservatrice du très chic quartier de Kensington et Chelsea a ignoré les avertissements des résidents –, dérégulation qui a conduit à utiliser un revêtement de façade inflammable pour isoler la tour.

Lire aussi :   Après l’incendie de la tour Grenfell, la déréglementation mise en cause

Dans ce lourd contexte, l’enquête publique sur l’incendie, émouvant exercice de catharsis collective et de recherche de la vérité, force l’admiration.

La tragédie du 14 juin 2017 a été dépeinte par de terribles témoignages dans lesquels s’est exprimé un sentiment d’injustice et de colère vis-à-vis des autorités.

Lire la suite sur www.lemonde.fr…