Ce que disent les «gilets jaunes» sur Facebook à la veille de la mobilisation

Aux côtés des questions régulièrement discutées depuis le début de la mobilisation, plusieurs sujets ont émergé ces derniers jours dans les groupes de discussion des «gilets jaunes» sur Facebook, à l’approche du quatrième samedi de mobilisation.

Des vidéos très partagées, dont une totalisant plus de 2,7 millions de vues et près de 112.000 partages depuis dimanche, affirment en effet, sans davantage de précisions, qu’avec ce pacte, «Macron va vendre la France» en signant un «pacte souverain», avant de démissionner.

»

LIRE AUSSI – Les «gilets jaunes», un mouvement sans leader dans lequel les «fake news» prospèrent

D’autres vidéos détaillent davantage les propositions contenues dans le texte tout en les interprétant, évoquant par exemple une «censure des médias» ou des «sanctions contre les personnes qui pourraient dire du mal des migrants».

Lire la suite sur www.lefigaro.fr…

Malgré ces désistements, la représentante spéciale de l’ONU pour les migrations, Louise Arbour, s’est dite « très confiante » sur l’avenir du texte qui fera l’objet d’une résolution finale de l’ONU le 19 décembre à New York.

C’est un « texte controversé », mais « la migration requiert une approche internationale », souligne Götz Schmidt-Bremme, le co-président du Forum mondial sur la migration et le développement (FMMD), réuni cette semaine à Marrakech en amont de la conférence.

Les participants à ce Forum annuel ont plaidé pour une migration « légale et ordonnée », alors qu’une vaste campagne de désinformation sur les enjeux du texte agite les réseaux sociaux.

Lire la suite sur actu.orange.fr…

Lire la suite sur www.ouest-france.fr…

Une rumeur évoquée aussi, quasi systématiquement, par des figures de la contestation lors d’entretiens avec les journalistes du Monde : Emmanuel Macron serait sur le point de s’engager auprès de l’Organisation des Nations unies (ONU) à « préparer la subversion de la France », voire « le grand remplacement » des Français par des immigrés, en signant, le 10 décembre, un document, le « pacte de Marrakech ».

Depuis plusieurs mois, droites et extrêmes droites occidentales mènent une campagne de sape contre le projet, « danger imminent » selon le parti belge flamand Vlaams Belang, « acte de trahison » pour Marine Le Pen, invitée samedi 8 décembre de l’extrême droite flamande, aux côtés de Steve Bannon, pour évoquer ce pacte ; « risque sécuritaire » pour le premier ministre australien Scott Morrison ; « réduction du droit de gérer nos frontières » pour les conservateurs canadiens… En Allemagne, l’extrême droite du mouvement islamophobe Pegida s’est même rassemblée en gilets jaunes, samedi 1er décembre à Berlin, pour protester contre le pacte.

Et ce sont ces aspects qui sont mis en avant par les détracteurs du document, souvent déformés et décontextualisés, caricaturant ce pacte en une sorte de contrainte globale, qui impliquerait des obligations d’accueil sans limite de populations immigrées « de remplacement », imposerait un contrôle de l’ONU sur les politiques des Etats, ou l’obligation pour les médias de dire du bien de l’immigration, etc.

Lire la suite sur www.lemonde.fr…

Ce texte propose donc des pistes de coopération sans toutefois être contraignant.

Pas de « vente » de la France à l’ONU à l’horizon.

Ainsi, et ce dès le préambule, le texte rappelle que « le droit souverain des États de définir leurs politiques migratoires nationales » sera respecté, et que les propositions ne sont que « objectifs  » sans valeur légale.

Lire la suite sur www.lci.fr…