Cannes 71e: la guerre des (é)toiles

Surtout que Solo : A Star Wars Story et le Lars von Trier sont présentés hors-compétition donc le jury se fout de savoir comment ils sont reçus.

Donc, hier soir projection de Solo : A Star Wars Story, de Ron Howard, l’histoire de la jeunesse de Han Solo (futur Harrison Ford), sa rencontre avec Chewbacca, toujours à poil, et avec le Falcon Millenium, déjà d’occasion.

C’est comme Rogue One dont la suite devrait s’appeler Rogue Two, alors que celle de Solo ne sera pas Duo.

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C’est un film qui est passé par plusieurs phases d’anticipation : d’abord catastrophe annoncée, entre défection des réalisateurs et désaveu de l’acteur principal par le studio lui-même, puis récemment remonté dans les attentes, sous l’effet conjoint de quelques recrutements tardifs (le scénariste Lawrence Kasdan) et d’un plaisir naturel à changer d’avis en dernière minute (depuis un mois, tout le monde y va de son « non mais tu vas voir, je sens qu’en fait ça va être top »).

Pour le reste, Star Wars assure le service d’une logique de saga dont l’obsession pour la familiarité (une scène de cantina, un clin d’œil toutes les cinq minutes…) fait ici l’effet d’une mauvaise opération d’entretien de l’existant, cachant un bien cruel manque d’inspi.

Si l’intrigue a un peu de prenant (Han rejoint une clique de cambrioleurs intergalactiques et programme un vol de carburant à la solde d’une organisation scélérate plus ou moins reliée à l’Empire), c’est de relief dont elle est à peu près dépourvue et on se demande, d’ailleurs, si ce n’est pas le bug initial de tout ce projet : n’y avait-il pas justement un gros danger à raconter ainsi la jeunesse d’un personnage aussi initialement étranger aux enjeux manichéens de l’œuvre de Lucas ?

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Dans le film de Ron Howard sur la jeunesse du héros de la saga, projeté hors compétition, tout le monde semble ailleurs.

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Une sombre histoire de sacrifice et de vengeance

On vous parle donc d’un temps où Han ignorait qu’il emballerait la princesse Leia, qu’ils auraient un fils ensemble, que celui-ci porterait, une fois grandi et passé du côté grincheux de la force, le nom ridicule de Kylo Ren et la tête d’Adam Driver, qu’il se convertirait tel Œdipe aux joies insouciantes du parricide, et que sa pauvre mère, sur ses vieux jours, en viendrait à devoir se sacrifier pour sauver les forces du bien.

Sur ce fond se dégage la figure du jeune Han, flibustier qui va se trouver mêlé à un vol de carburant pour le compte d’une super-organisation mafieuse soutenue par l’Empire, tandis que la femme qu’il aime depuis toujours est devenue l’adjointe d’un cruel dément travaillant pour le compte de cette organisation, et que la résistance, par ailleurs, s’organise.

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