Cameroun: L’improbable don d’ordinateurs du président Biya aux étudiants

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La crise anglophone était au menu du traditionnel discours du 10 février que le chef de l’Etat camerounais prononce chaque année à l’occasion de la Fête de la jeunesse.

Sur le sujet, Paul Biya explique vaguement que la situation est en train de se stabiliser dans la partie anglophone du pays.

«  la situation se stabilise dans le  Sud-Ouest et le Nord-Ouest, ce qui devrait permettre à la Commission pour la Promotion du Bilinguisme et du Multiculturalisme de s’attaquer au cœur du problème », a-t-il déclaré sans plus de précision ni sur le nombre de morts ni sur les pertes matérielles  enregistrées depuis la survenue de la crise en novembre 2016.

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Saisissions cette chance et relevons ce défi », a déclaré samedi Paul Biya, dans un discours aux jeunes.Au Cameroun en 2014, selon les dernières statistiques accessibles, 75% de la population avait moins de 25 ans et n’avait donc connu que Paul Biya comme président.Biya, qui a intégré le palais présidentiel d’Etoudi en 1982, leur a demandé samedi d’exercer leur droit de vote aux prochaines élections, dont la présidentielle.Lui ne s’est pas encore prononcé sur sa candidature à un éventuel septième mandat.

Ses soutiens le présentent comme leur candidat naturel, tandis que ses détracteurs voient en son âge un motif suffisant pour essayer de briguer sa succession.Si plusieurs candidats sont d’ores et déjà déclarés, le camp présidentiel a su contenir au fil des ans les voix discordantes: « M. Biya a mis en pratique l’adage +diviser pour mieux régner+ et rester ainsi au sommet d’un système sans que puissent s’organiser – et encore moins se coaliser – les forces qui auraient pu lui disputer son pouvoir », estime le chercheur Stéphane Akoa.Biya a verrouillé l’accès aux postes et institutions clés, jusqu’à la récente création du Conseil constitutionnel, début février, composé de onze membres, en large majorité issus du parti présidentiel, le Rassemblement démocratique du peuple camerounais (RDPC).

Ancien séminariste catholique et étudiant à Sciences Po à Paris, Biya a « mis en place un dispositif autour de lui, qui fait que le système, c’est lui », note un observateur.Paul Biya, qui garde de fait un large contrôle sur un pays où plus d’un tiers des habitants vit avec moins dé 2 euros par jour est néanmoins souvent critiqué du Cameroun pour ses absences répétées, souvent de plusieurs semaines, principalement en Suisse.Ces absences ont laissé planer au fil des ans des questions sur l’état de santé du président.

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C’est le triste bilan enregistré lors de heurts [en région anglophone] qui ont donné un goût de fiel à la commémoration de la “fête de la Jeunesse”, célébrée ce dimanche 11 février par les autorités camerounaises.

Certes, cette émancipation politique des zones anglophones [régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest, à la frontière avec le Nigeria] n’est que symbolique, mais elle constitue bien l’expression d’une partie de la nation camerounaise [20 % de la population] dont les autorités réclament jalousement et peut-être encore naïvement, l’unicité et l’indivisibilité.

À moins d’avoir délibérément opté à fond pour la politique de l’autruche, le pouvoir de Paul Biya doit accepter de faire face à la réalité et de soigner pour de bon cette gangrène qui pourrait bien conduire à l’amputation du Cameroun, de ses parties anglophones.

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