Bruno Le Maire : « Les États-Unis ne peuvent pas être le gendarme économique du monde »

INTERVIEW – Dans un entretien au Figaro, le ministre des Finances affirme que Paris, avec ses partenaires européens, fera tout pour maintenir l’accord nucléaire iranien.

La ligne définie par le président de la République est très claire: nous souhaitons le maintien de l’accord avec l’Iran.

Cet accord garantit la surveillance du programme nucléaire iranien et a un objectif prioritaire: interdire à l’Iran d’avoir accès à l’arme atomique.

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Les ministres des Affaires étrangères Jean-Yves Le Drian et de l’Économie Bruno Le Maire ont assuré mardi les entreprises françaises travaillant avec l’Iran de leur « détermination » pour que la décision des États-Unis de retrait de l’accord sur le nucléaire n’ait pas de répercussions sur leur activité.

« Nous leur avons dit notre détermination à nous battre pour que les décisions prises par les États-Unis n’aient pas de répercussions sur les entreprises françaises qui investissent ou ont investi en Iran », a déclaré Jean-Yves Le Drian lors d’un point presse, à l’issue d’une réunion à Bercy avec les représentants d’une soixantaine d’entreprises travaillant avec la République islamique.

« L’enjeu économique (…) n’est pas négligeable, car beaucoup d’entreprises dans le secteur aéronautique, dans le secteur pharmaceutique, dans le secteur énergétique, de l’automobile, ont investi de manière significative en Iran », a souligné pour sa part Bruno Le Maire.

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Deux ans après, trois avions seulement ont été livrés… Le ciel ne se dégagera pas avant un moment pour la suite de la commande.

Au Quai d’Orsay et à Bercy, où une soixantaine d’entreprises françaises, concernées par ce commerce franco-perse (1,5 milliard d’euros en 2017), ont été reçues hier, on affiche sa détermination à ne pas se laisser abattre par la décision unilatérale des États-Unis.

« Nous devons faire respecter nos intérêts économiques et nous redisons notre opposition au principe des sanctions extraterritoriales, a lancé hier Bruno Le Maire, ministre de l’Économie et des Finances.

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« Dans le cadre de leur activité de prêt traditionnelle, les banques ont imposé aux entreprises des clauses de respect des mesures d’embargo et de sanctions économiques comme condition à l’octroi de crédit qui sont généralement suffisamment larges, pour couvrir un éventuel durcissement de la politique américaine en la matière, explique en effet Louis de Longeaux, avocat associé chez Herbert Smith.

Dans les conventions d’ouverture de compte également, il est souvent stipulé que « la banque peut se réserver le droit de fermer les comptes de son client, si elle considère que celui-ci mène des activités susceptibles de faire l’objet de sanctions », rappelle l’associé.

Dès la mi janvier_Donald Trump avait donné 120 jours aux Européens pour durcir l’accord sur le nucléaire_, « nous avons observé un durcissement de la position des banques vis-à-vis de leurs clients », confirme Augustin Huyghues Despointes, du cabinet Redbridge.

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