Bagarres sanglantes à bord d'un bateau de migrants

Quand les affrontements ont éclaté, les Rohingyas tentaient d’empêcher les Bangladais de monter à l’étage en les attaquant avec des machettes et en les arrosant d’eau poivrée, dit-il. «De là-haut, ils nous arrosaient d’eau chaude, d’eau poivrée, tous ceux qui montaient prenaient des coups de hache», dit le migrant de 30 ans, dont le corps est recouvert de cicatrices. «A la fin, nous nous sommes rendu compte que nous allions mourir.

Les deux camps s’accusent mutuellement d’avoir attaqué l’autre. «Tout d’un coup, les Bangladais ont surgi sur le pont supérieur du bateau et ont attaqué tous ceux qui se trouvaient là», dit Asina Begun.

Dans les deux camps, les migrants évoquent des scènes terribles et sanglantes à bord du navire surchargé abandonné par son équipage la semaine dernière.

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De la Birmanie aux villes frontalières du Bangladesh en passant par les camps de clandestins dans la jungle thaïlandaise et les gratte-ciel de Kuala Lumpur, l’histoire des Shorif est celle d’apatrides dont l’exode désespéré a généré un lucratif commerce de la misère humaine en mer d’Andaman, cette Méditerranée de l’Orient. Ils sont près de 3. 000 migrants émaciés, harassés, à avoir débarqué en Indonésie mais aussi en Malaisie au cours de la semaine passée.

D’autres sont morts sur l’eau, d’autres encore, plusieurs centaines, dériveraient toujours à bord de bateaux fantômes, refoulés de leurs eaux territoriales par la Thaïlande, la Malaisie et l’Indonésie.

Un adolescent fuyant la pauvreté dans un voyage périlleux sur les mers, ses parents restés dans un camp de réfugiés, un cousin émigré en Malaisie: le destin d’une famille Rohingya illustre les tourments et les rêves des boat people en Asie.

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Un de ces Bangladais, Mohammad Murad Hussein, explique que tous les Rohingyas se trouvaient sur le pont supérieur et les Bangladais, qui constituaient l’essentiel des passagers, sur le pont inférieur. «Quand les affrontements ont éclaté, les Rohingyas tentaient d’empêcher les Bangladais de monter à l’étage en les attaquant avec des machettes et en les arrosant d’eau poivrée», détaille-t-il. «De là haut, ils nous arrosaient d’eau chaude, d’eau poivrée, tous ceux qui montaient prenaient des coups de hache», explique ce migrant âgé de 30 ans, dont le corps est recouvert de cicatrices. «A la fin, nous nous sommes rendu compte que nous allions mourir.

Plusieurs candidats à l’exil ont été tués à la machette, d’autres se sont jetés par-dessus bord pour échapper au carnage. «Les Bangladais ont surgi sur le pont supérieur du bateau et ont attaqué tous ceux qui se trouvaient là», raconte Asina Begun, une Rohingya de 22 ans, réfugiée à Langsa. «Ceux qui voulaient la vie sauve ont dû sauter à la mer mais mon frère n’a pas réussi à le faire.

Le bilan est approximatif, mais des témoins évoquent 100 morts.  Sur un bateau surchargé, en perdition au large de l’Indonésie, des migrants de Birmanie et du Bangladesh, affamés depuis des jours, se sont battu à coups de couteau, de machette et de barre de métal pour mettre la main sur des vivres en nette diminution.

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GENEVE (Reuters) – Plusieurs organisations humanitaires de l’Onu, dont le Haut commissariat pour les réfugiés (UNHCR), ont exhorté mardi la Malaisie, l’Indonésie et la Thaïlande à mettre en oeuvre des opérations de secours en faveur des bateaux de migrants au large de leurs côtes et à leur accorder l’accès à leurs territoires. Environ 4. 000 hommes, femmes et enfants originaires de Birmanie et du Bangladesh se trouvent actuellement sur des bateaux dérivant dans cette zone maritime d’Asie du Sud-Est, ne bénéficiant que de ravitaillements sporadiques.

Plusieurs organisations humanitaires de l’Onu, dont le Haut commissariat pour les réfugiés, ont exhorté mardi la Malaisie, l’Indonésie et la Thaïlande à mettre en oeuvre des opérations de secours en faveur des bateaux de migrants au large de leurs côtes et à leur accorder l’accès à leurs territoires.

Dans un communiqué, les responsables du HCR et du Haut Commissariat aux droits de l’homme, soutenus par l’Organisation internationale pour les migrations (OIM), appellent les autorités indonésiennes, malaisiennes et thaïlandaises à ne plus repousser ces bateaux de migrants hors de leurs eaux territoriales.

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