Algérie : que « l’affaire Audin » ne fasse pas oublier la « bataille d’Alger » !

Le président de la République, Emmanuel Macron, a reconnu hier la responsabilité de l’État dans la mort de Maurice Audin, arrêté par les parachutistes du général Massu à Alger en juillet 1957.

Selon le communiqué de l’Élysée, il a reconnu au nom de la République française «que Maurice Audin a été torturé puis exécuté ou torturé à mort par des militaires qui l’avaient arrêté à son domicile», et que «si (sa) mort est, en dernier ressort, le fait de quelques-uns, elle a néanmoins été rendue possible par un système légalement institué: le système ‘arrestation-détention’ mis en place à la faveur des pouvoirs spéciaux qui avaient été confiés par voie légale aux forces armées à cette période».

Il y avait en effet d’autres victimes de la répression, beaucoup plus représentatives, par exemple Larbi Ben M’hidi, l’un des membres du Comité de coordination et d’exécution du FLN siégeant à Alger, arrêté le 23 février 1957 et pendu dans sa cellule par le commandant Aussaresses dans la nuit du 3 au 4 mars.

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Après avoir reconnu jeudi la responsabilité de l’Etat dans la mort du militant communiste Maurice Audin, le chef de l’Etat devrait s’attaquer dans les prochaines semaines à un autre dossier sensible : celui des harkis.

Selon les informations du Figaro de ce vendredi, Emmanuel Macron a chargé la secrétaire d’État auprès de la ministre des Armées Geneviève Darrieussecq de faire des annonces sur la reconnaissance mémorielle des harkis et leur système d’indemnisation.

Le Comité national de liaison des harkis (CNLH) a jugé « inacceptables » ces propositions avant même la remise du rapport, les associations demandant de leur côté entre 4 et 35 milliards d’euros de réparations.

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Il convient donc de saluer la déclaration faite par le président de la République, jeudi 13 septembre, à propos de Maurice Audin, ce jeune professeur de mathématiques à l’université d’Alger, militant communiste et anticolonialiste, arrêté le 11 juin 1957 par des militaires français et disparu sans que les circonstances de sa mort aient jamais été officiellement établies de façon crédible et sans que son corps ait été retrouvé.

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Soigneusement pesés, les mots d’Emmanuel Macron sont forts : il reconnaît que Maurice Audin « a été torturé puis exécuté ou torturé à mort par des militaires qui l’avaient arrêté ».

Il avait fallu attendre 2007 pour qu’un président français, Nicolas Sarkozy, déplore, à Alger, la « profonde injustice » de la colonisation.

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